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Nov 24

Le Temps du muguet, ou « soir de Moscou »

Les outils que j’utilise pour jouer ce morceau
– j’ai écouté différentes versions, dont les deux liens que je vous donne ci dessous
– j’ai écrit la partition et la grille que vous pouvez télécharger en partition pdf et grille
– et je programme Band-in-a-Box avec la grille pour obtenir une séquence d’accompagnement

Ce morceau ne comprend pas de difficulté technique particulière.
L’objectif est de pouvoir le jouer sans partition, en l’interprétant de différentes manières et sans se « perdre ». Puis de pouvoir improviser sur la grille.

J’ai écrit la partition sous une forme que j’utilise maintenant systématiquement pour TOUS mes morceaux, à savoir :
Par séquence de 4 ou de 8 mesures par ligne car cela permet de repérer simplement la structure
Ici, ce morceau est composé de
A : 8 mesures
B : 8 mesures répétées deux fois
soit une structure ABB
Avec les accords repérés dessous dans une grille
Ici le morceau est en Cm ; on joue plusieurs fois la séquence ABB, et on finit en rejouant cette séquence un ton au dessus, c’est à dire en Dm

J’aime jouer ce morceau de deux manières:
Dans le style tzigane « pur », et donc avec beaucoup de phrasé et de lyrisme, on peut écouter une version de Yoska Nemeth (attention cette version est en Gm)
Une autre version de Magie Tzigane (sur l’enregistrement à partir de 2’20 ») avec une première grille lyrique, et une deuxième avec un rythme plus rapide et surtout plus «carré».

Pour ma part j’aime bien commencer ce morceau avec un phrasé assez lyrique, que j’appellerai « ballade slave », puis enchaîner avec une version plus jazz, que j’appellerai « jazz manouch » voire en essayant ensuite d’improviser sur la grille.

Pour cela mon travail est le suivant :
Je travaille la mélodie sur mon violon en mettant un logiciel qui « tourne » sur la grille (Cubase ou Band in a Box)
1ere grille = je joue la mélodie avec des notes longues, en les posant « au fond du temps » à la corde et je pose bien les finales de chaque phrase

 

2eme grille = je joue en notes courtes, légères, avec très peu d’archet : j’essaie de « concentrer » le son


Je travaille l’accompagnement pour me sentir comme une contrebasse :
1ere grille = je joue la Fondamental sur le 1er temps de chaque mesure, et la tierce sur le 3eme de chaque mesure : le plus grave possible à chaque fois donc sur la corde de sol si possible
2eme grille = je joue toutes les noires, en utilisant fondamentale, tierce et quinte dans le grave
A chaque fois, j’essaie de bien « planter » les notes (courtes) pour tenter de me sentir comme une contrebasse qui accompagne.


Je rejoue ensuite la mélodie après cette séquence …. et j’apprécie la différence : le temps est mieux « planté » ; et je recommence !
Je joue ensuite la mélodie en alternant des phrases jouées au violon et des phrases chantées (en essayent d’interpréter) en posant bien toujours les dernières notes de chaque phrase.

In fine, je rejoue la mélodie en essayant des anticipations, retards, modification de durée des notes, en rajoutant des notes, en en enlevant, en substituant. L’objectif est de ne pas me perdre malgré ces modifications.
Je travaille sans partition et si je me perds …. j’écoute le logiciel et je me replace en jouant la mélodie.

Maintenant ACTION : à vous !!

Et si vous avez des enregistrements à nous proposer, n’hésitez pas à les partager

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